Questions fréquentes

Conserver les justificatifs

En cas de recours à un prestataire, il faut conserver l’attestation annuelle de dépenses délivrée par l’organisme agréé.
Pour la vérification du droit au plafond majoré du crédit d’impôt à 20.000 euros, le Service des impôts des particuliers (SIP) peut demander :
- une copie de la carte d’invalidité ou de la CMI-invalidité
- un document permettant d’attester la demande de carte d’invalidité ou de CMI en 2017 si attente de décision d’attribution
- une copie de la décision d’attribution d’une pension d’invalidité délivrée par la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie)
- une copie de la décision d’attribution du complément d’AEEH par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Enfin, en cas de demande du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié au domicile d’un parent bénéficiant de l’APA, il faut conserver une attestation d’attribution de l’APA ou un document équivalent (exemple : copie de l’attestation délivrée par le Conseil général justifiant que le respect des conditions d’attribution de l’APA).

Le fisc peut en effet demander de produire ces justificatifs sur demande, même s’il n’est pas nécessaire de les envoyer avec la déclaration de revenus.

Diminution de l’impôt 2018 : 50% des dépenses

Dépenses prises en compte dans le calcul du crédit d’impôt

Pour l’emploi d’un salarié à domicile et/ou recours à un prestataire déclaré ou agrémenté (entreprise privée ou association) pour une ou plusieurs de ces activités, le contribuable a droit à un avantage fiscal, sous la forme d’un crédit d’impôt. Il atteint 50% des dépenses engagées pour l’emploi direct d’un travailleur, d’une entreprise ou d’une association agréée. Il peut également s’agir d’un « organisme à but non lucratif ou conventionné » comme les centres communaux d’action sociale (CCAS) ou une association d’aide à domicile agissant dans le cadre d’une convention avec un département ou un organisme de sécurité sociale, précise l’administration fiscale sur son site internet impots.gouv.fr.

Les sommes prises en compte pour déterminer l’avantage fiscal sont celles effectivement payées par l’employeur à domicile. Celui-ci doit ainsi indiquer :

  • le salaire net annuel et les cotisations sociales payés directement à la nounou, à l’aide ménagère ou à l’homme à tout faire.
  • les sommes facturées par l’organisme, en déduisant les différentes aides reçues, dont le chèque emploi-service universel (CESU) et les aides de la Caf telles que la Paje (prestation d’accueil du jeune enfant).

Une fois ce montant déterminé, il faut l’indiquer dans les cases prévues à cet effet dans le formulaire 2042 RICI, soit les cases 7DB, 7DL.

Exemple de calcul du crédit d’impôt pour emploi d’une femme de ménage
Exemple en cas d’emploi à domicile d’une femme de ménage en 2017 pour effectuer des tâches à la maison (ménage, repassage).

Montant total des dépenses en 2017 : 3.000 euros
Montant du crédit d’impôt : 1.500 euros (3.000 x 50%).

Exemples de calcul :

- pour une personne imposable (3.000 euros d’impôt) : baisse d’impôt de 1.500 euros
- pour une personne imposable (1.000 euros d’impôt) : remboursement de 500 euros (1.000 - 1.500 euros)
- pour une personne imposable (1.500 euros d’impôt) : impôt annulé
- pour une personne non-imposable : restitution par chèque ou virement de 1.500 euros

Plafond des dépenses éligibles au crédit d’impôt

Les frais engendrés par l’emploi d’un salarié à domicile ouvrent droit à un avantage fiscal dans la limite de 12.000 euros de dépenses, soit 6.000 euros de crédit d’impôt pour une personne seule ou un couple sans enfant (cas de personnes âgées de 65 ans maximum).

Le plafonnement est majoré selon la composition du foyer fiscal et/ou l’âge du ou des déclarants. La majoration du plafond se monte :
- à 1.500 euros par enfant à charge
- à 1.500 euros par enfant majeur faisant l’objet d’un rattachement au foyer fiscal
- à 750 euros par enfant en cas de garde alternée
- à 1.500 euros par membre du foyer fiscal de plus de 65 ans
- à 1.500 euros par ascendant de plus de 65 ans bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) lorsque les dépenses ont été effectuées à son domicile.

Il vous faut, selon les cas, renseigner les cases 7DD et 7DL. En cas de majoration, le plafond est fixé à 15.000 euros maximum, sauf cas particuliers.

S’il s’agit de la première année au cours de laquelle un contribuable a eu recours à l’emploi d’un salarié à domicile, le plafond est porté de 12.000 à 15.000 euros (ou à 18.000 euros après majorations pour personne à charge ou condition d’âge). Il convient alors de cocher la case 7DQ.

Enfin, le plafond peut atteindre 20.000 euros au maximum (sans majoration possible pour raison d’âge ou enfant à charge). C’est le cas si l’un des membres du foyer fiscal :
- est titulaire d’une carte d’invalidité ou d’une carte mobilité inclusion (CMI-invalidité) correspondant à un taux d’incapacité de 80% ou plus
- est bénéficiaire d’une pension d’invalidité de 3ème catégorie
- perçoit un complément d’allocation d’éducation spéciale pour un enfant handicapé (complément d’AEEH)
Il faut dans l’un de ces cas cocher la case 7DG.

L’avantage fiscal est également fonction des services rendus par les salariés à domicile. Les dépenses éligibles se bornent ainsi à :

- 500 euros par an et foyer fiscal pour les prestations de bricolage dites « hommes toutes mains » ne requérant pas de qualifications particulières, et dans la limite de deux heures par intervention,
- 3.000 euros annuels pour l’assistance informatique et Internet à domicile,
- 5.000 euros par an pour les petits travaux de jardinage, y compris de débroussaillage.